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UOFC - Recrutement
#11
Présentation HRP: Je préfère garder mon prénom pour moi (pour l'instant du moins). Dix-huit ans (à deux pi près), j'habite en Alsace (Strasbourg; c'est bien! N.B: Je n'habite pas à Strasbourg mais dans le troisième pôle touristique d'Alsace... Je vous laisse faire vos recherches Langue ). Au niveau de mes passions... Vous en avez de ces questions! Mon habillement me tient très à coeur (mais les costumes, ça coûte cher!), je pratique le jeu d'échecs régulièrement (n'hésitez pas à me demander une partie si vous voulez!  Sourire ), je joue à Magic: The Gathering sur Cockatrice (je peux apprendre à qui veut à y jouer; c'est entièrement gratuit) et je suis intéressé par beaucoup de sujets divers (mais plus particulièrement par les mathématiques à vrai dire). Je lis pas mal et de tout (essais, SF, heroic-fantasy, fantastique...), je joue à League of Legend à mes heures perdues et je suis un grand adepte de jeux de rôle... C'est à peu près tout ce qui peut vous intéresser. J'ai sûrement oublié des choses, mais je finirai bien par en parler à  un moment ou à un autre, donc vous pourrez découvrir à mon contact ce à quoi je n'ai pas pensé ici.
Poste souhaité: Militaire (de toute évidence lorsque vous lirez le background ^^)
Présentation RP: (désolé pour la forme très administrative et scolaire mais bon... je trouve ça plus lisible)
Nom: Deschannels
Prénom: Tobio
Âge: 24 ans (mais il prétend en avoir 26)
Description physique: Plutôt svelte, les cheveux blonds, les yeux bleus... Tobio est d'une beauté diaphane et peu courante. Sa musculature est légèrement développée mais est plus sculptée que voyante. Il mesure un mètre et quatre-vingt-quinze centimètres et son apparence arachnéenne vient compléter sa tenue souvent sombre. Son oeil droit est déformé et injecté de sang, dû à un accident il y a un an environ qui lui en a fait perdre l'usage. Afin de le rendre plus discret, il laisse une mèche de cheveux pendre devant. Il est gaucher.
Description mentale: Tobio est plutôt fougueux et déterminé. Même s'il est froid et parfois très machiavélique, il brûle intérieurement de son désir de montrer au monde la véritable liberté. Pour lui; une victoire est une victoire, peu importe les circonstances (son passé lui a appris à toujours affronter ses adversaires dans un environnement qui pouvait l'avantager ou les désavantager). L'honneur n'a plus vraiment de sens pour lui et il ne se bat maintenant plus que pour ses idées. Par ailleurs, il peut paraître plutôt aimable et cache son homosexualité à la plupart des gens - ce qui a créé en lui une certaine perversion mais qui reste légère. Calculateur, vicieux, passionné et parfois miséricordieux; Tobio recèle une personnalité complexe aux multiples aspects parfois contradictoires.
Histoire du personnage:
Dans les rues délabrées du quartier de la Défense, au cœur d'une Paris en ruines, des militaires en uniforme noir et rouge patrouillent. Ils tiennent tous un MAC 29. Une main sur la crosse, collée au poitrail, l'autre sur le milieu du canon, au niveau de l'épaule gauche. Ils sont prêts à tirer au moindre signe de danger. De temps en temps, un VBCI passe, au pas, dans les anciens boulevards. Après la guerre, toute la France était dévastée. Les multiples centrales nucléaires avaient été les cibles privilégiées des forces russes et, une fois privée d'électricité, le pays était rapidement tombé. Les usines d'armement étant fermées, de l'ancien matériel avait été récupéré afin d'assurer la sécurité des restes de la population. Coupée de pays alliés, la France avait sombré dans le chaos politique et elle est désormais un amas de ruines où prospères des maraudeurs, une population indigente et soumise au danger des radiations omniprésentes et un reste de citoyenneté. Les grands quartiers de Paris servaient de siège au nouveau gouvernement ; le Quasar. Ils avaient instaurés une dictature qui privilégiait les bourgeois et bureaucrates, ainsi que les militaires : la populace n'avait jamais droit à un regard autre que méprisant.

C'est donc dans les bâtiments de cet ancien quartier d'affaires que Tobio, un jeune homme d'une vingtaine d'années, suivait quotidiennement - avec d'autres - les cours d'éminents scientifiques du Quasar. Il excellait en physique et en géométrie, sans pour autant faire preuve du même génie en biologie et en médecine. Il était le fils de Charles-Henri Deschannels, un cadre du gouvernement. Celui-ci travaillait au Bureau des mouvements humains de l'ancienne Île-de-France renommée par le nouveau pouvoir l'Enclave. Il s'assurait que les mouvements de population étaient normaux, qu'aucun individu ne se trouvait dans un quartier où il ne devait pas et que la sécurité promise aux bourgeois (d'où le nouveau nom de la région) était bien assurée.
La mère de Tobio, elle, vivait comme à la belle époque. La plupart des femmes riches de la capitale avaient décidé de remettre au goût du jour les salons, aussi parlaient-elles de littérature, de musique, d'opéra... sans avoir la moindre idée de ce dont il s'agissait vraiment. Des précieuses du nouveau monde, en somme.
Le jeune-homme, lui, n'avait pas vraiment conscience de la situation de son pays. Il savait que la guerre avait eu lieu et que la France l'avait perdue, mais presque aucun des habitants des beaux quartiers ne savait l'état de la majeure partie de la population. La misère, la famine, les radiations... tout cela était inconnu. Quelques usines de transformation alimentaire avaient été réhabilitées et des animaux étaient élevés en batterie et nourris à l'aide de cultures hydroponiques. La vie était presque normale à la Défense.
Mais, un jour, ce qui devait arriver arriva. Tobio s'était acoquiné avec quelques trublions de sa classe. Ils voulaient aller « voir le monde ». Puisque le jeune homme avait un accès privilégié aux cartes magnétiques d'ouverture des immenses portes d'acier qui séparaient les quartiers, il avait été rapidement le centre d'intérêt de ce groupement. Au bout de quelques semaines, il était convaincu par ses nouveaux camarades.
Durant une nuit d'été, alors que l'air était encore chaud et que les étoiles brillaient, il se leva. Il posa son pied nu et osseux sur le sol, tressaillant au contact du béton plus froid que l'atmosphère. Il sortit de sa chambre, marchant à pas de loup, et se dirigea vers le bureau de son père. Il savait que la pièce n'était jamais fermée, où se trouvait les cartes et où se trouvait la clé de l'armoire en question. Tout fut fait comme prévu. Il prit une carte où était gravé un ''9'' ; le numéro du secteur où il pouvait accéder. Il s'agissait des Puteaux, une zone bien connue des forces militaires du Quasar pour son caractère prolétaire et peu obéissant.
Il retourna dans sa chambre, s'habilla en toute hâte et sortit rejoindre ses compagnons. En étant discrets, ils réussirent à éviter le regard des gardes et parvinrent à atteindre la porte du secteur 9. Tobio passa la carte magnétique devant le lecteur et une petite porte de service émit un cliquetis indiquant son déverrouillage. Ils entrèrent.


Dans ce quartier, ce groupe de cinq jeunes bourgeois vit la réalité. Ils virent la France telle qu'elle était devenue. Même de nuit, des hommes, des femmes et des enfants vivaient à même le sol. Ils allumaient des feux dans des poubelles afin de s'assurer de la lumière. Au dessus d'un des tonneaux de métal, un énorme rat, sur lequel l'on distinguait un embryon de cinquième patte au niveau d'un flanc, grillait sous l'œil attentif d'un vieillard en manteau de cuir usé. Les bâtiments étaient tous délabrés, les fenêtres étaient en éclat et le béton menaçait de faire s'effondre les édifices en permanence. Pourtant, là, grouillant comme dans une fourmilière, des Hommes vivaient, dormaient, se disputaient... au milieu d'un cauchemar poussiéreux, radioactif et nauséabond. Les jeunes hommes n'osaient pas avancer. Ils observaient, muets, ce mortifère spectacle, n'osant croire ce que leurs yeux leur montraient. Tandis qu'il contemplaient l'Horreur, un homme grêle, filiforme et presque chauve se jeta sur eux, un couteau à la main. Il hurlait et gesticulait sans aucun sens, les traitant de meurtriers, de charogne et d'autres noms bien moins réjouissants. L'agitation retint l'attention des gardes et trois d'entre eux vinrent maintenir l'homme tandis qu'un quatrième l'exécuta sans autre forme de procès.
L'un des militaires les houspilla violemment d'être sortis de leur quartier, arguant le fait que l'action était imprudente et irréfléchie et qu'ils avaient de la chance qu'il ne prévienne pas leurs parents avant de se rendre compte d'une chose ; l'un des jeunes-gens avait été blessé. Tobio, le fils du superviseur des mouvements humains, tenait sa main plaquée sur son œil droit. Du sang et des larmes de douleur mêlés coulaient sur ses joues et il hurlait comme un loup pris dans un piège.
Chacun des jeunes rentra chez lui sur ordre des gardes et Tobio fut conduit en urgence auprès d'un médecin. Les soins adaptés furent prodigués, mais il avait perdu la vue sur cet œil. Il était désormais rouge, sans vraiment de distinction entre iris et pupille, et le contour normalement blanc était rosé.
Faute de place et grâce à l'efficacité des soins, il put sortir dans l'après-midi qui suivit. Cependant, un détail le tracassait : ni sa mère ni son père ne semblaient s'être inquiétés...
Arrivé chez lui, il tomba des nues pour la seconde fois aujourd'hui. La porte de l'appartement où il vivait avait été enfoncée, l'intérieur était mis à sac. Mais le pire restait encore au sol ; là, gisaient les corps criblés de balles de ses deux parents. Malgré la douleur encore bien présente et le temps qu'il avait passé à pleurer, il sentit à nouveau les larmes lui monter aux yeux. Mais celles-ci n'étaient pas naturelles et douloureuses, elles étaient brûlantes, amer et déchirantes. Il avait l'impression que son cœur lui-même était lacéré. Il souffrait. Lorsqu'il vit, sur le lit, une missive du Quasar indiquant que son père aurait laissé des indigents entrer dans le quartier il y a quelques semaines de cela, Tobio hurla. L'on aurait dit qu'il hurlait à la lune tant il était anéanti. Il venait de perdre son œil, sa famille et son logement. En effet, la lettre lui indiquait de quitter les lieux au plus vite.
Gardant sa chemise d'été sur lui, il enfila un manteau de cuir qu'il s'était amusé à retailler afin que les manches paraissent avoir été déchirées. Alors commença pour lui une vie plus dure qu'il aurait imaginé...


Confronté à l'insécurité et aux problèmes quotidiens, il comprit à quel point il avait été privilégié. Passant de secteurs en secteurs, il fréquenta les mendiants et les pègres, les gangs et les esclaves des gangs, les fanatiques et les philosophes... Il apprit à se débrouiller. Lorsqu'il voulut rejoindre un gang, il fut confronté à une épreuve inattendue. Soit il réussissait à se servir de la seule arme qui restait aux voyous, soit il était tué. L'arme en question était un fusil de sniper. Aucune des brutes du gang n'avait réussi à s'en servir convenablement. Tobio avait pris le fusil, s'était posté sur le toit d'un immeuble et avait touché un garde en pleine tête. Le fait d'avoir perdu son œil droit lui avait appris à vivre avec une unique vision et ses cours de physique lui avaient permis de maîtriser le fusil sans trop de problèmes. En somme, c'était la seule chose vraiment importante qu'il avait apprise : tuer ou être tué. Frapper le premier pour ne pas être le premier frappé.
Ce qui le motiva à se rendre à Albian fut la rencontre avec un vieil homme. Il disait s'appeler Gildas. Tobio passa plusieurs jours avec ce vieillard étrange qui se prétendait penseur. Là, il apprit la notion de l'anarchie. Une société sans pouvoir centralisé. Une société qui s'auto-régule, adaptant ses règles en permanence, évoluant au gré du temps et non en fonction du bon vouloir de l'administration. Il voulait expérimenter cela. Il voulait montrer que l'Anarchie pouvait être la solution. Et quoi de mieux pour cela que de rejoindre l'une des dernières villes de l'ancien pays le plus puissant au monde ? Les résistances, là-bas, étaient plutôt réputées... Il n'avait maintenant plus qu'un objectif ; rejoindre Albian et faire tomber la milice. Une fois la preuve faite de la possibilité de se soulever et de gagner, la France dont il était fier pourrait s'affranchir des chaînes du despotisme qui avait tué sa famille et réduisait le peuple de son pays à une situation moyenâgeuse et misérable. Il avait, au cours de ses déplacements au sein de l'Enclave, appris un peu d'astrologie. Afin de ne pas être traçable, il commença donc à utiliser son signe de naissance comme pseudonyme; Le Capricorne. Ainsi se mit-il en route pour Albian, un sourire mauvais aux lèvres.

Pardon pour le background un peu court et pour les éventuelles fautes d'inattention, j'ai écrit ce texte assez tard.

Motivation RP: C.f: histoire du personnage.
Horaires: Euh... les épreuves du bac arrivent, donc très aléatoires. Mais je serai normalement disponible pendant les vacances (horaires à voir; je donne des cours particuliers cet été). Je serai là les dimanches à coup sûr et tous les soirs à partir de 18h00 (sauf cas exceptionnel, je préviendrai au cas par cas). Sinon, je vais essayer d'être aussi présent que possible les jours à venir (mais sans garantie, je préfère donc ne pas donner d'horaires). S'il vous faut un horaire précis pour un évènement précis; prévenez moi, je vous donnerai une disponibilité que je bloquerai.
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#12
(16/05/2018, 22:59)Crowller a écrit :  Présentation HRP: Je préfère garder mon prénom pour moi (pour l'instant du moins). Dix-huit ans (à deux pi près), j'habite en Alsace (Strasbourg; c'est bien! N.B: Je n'habite pas à Strasbourg mais dans le troisième pôle touristique d'Alsace... Je vous laisse faire vos recherches Langue ). Au niveau de mes passions... Vous en avez de ces questions! Mon habillement me tient très à coeur (mais les costumes, ça coûte cher!), je pratique le jeu d'échecs régulièrement (n'hésitez pas à me demander une partie si vous voulez!  Sourire ), je joue à Magic: The Gathering sur Cockatrice (je peux apprendre à qui veut à y jouer; c'est entièrement gratuit) et je suis intéressé par beaucoup de sujets divers (mais plus particulièrement par les mathématiques à vrai dire). Je lis pas mal et de tout (essais, SF, heroic-fantasy, fantastique...), je joue à League of Legend à mes heures perdues et je suis un grand adepte de jeux de rôle... C'est à peu près tout ce qui peut vous intéresser. J'ai sûrement oublié des choses, mais je finirai bien par en parler à  un moment ou à un autre, donc vous pourrez découvrir à mon contact ce à quoi je n'ai pas pensé ici.
Poste souhaité: Militaire (de toute évidence lorsque vous lirez le background ^^)
Présentation RP: (désolé pour la forme très administrative et scolaire mais bon... je trouve ça plus lisible)
Nom: Deschannels
Prénom: Tobio
Âge: 24 ans (mais il prétend en avoir 26)
Description physique: Plutôt svelte, les cheveux blonds, les yeux bleus... Tobio est d'une beauté diaphane et peu courante. Sa musculature est légèrement développée mais est plus sculptée que voyante. Il mesure un mètre et quatre-vingt-quinze centimètres et son apparence arachnéenne vient compléter sa tenue souvent sombre. Son oeil droit est déformé et injecté de sang, dû à un accident il y a un an environ qui lui en a fait perdre l'usage. Afin de le rendre plus discret, il laisse une mèche de cheveux pendre devant. Il est gaucher.
Description mentale: Tobio est plutôt fougueux et déterminé. Même s'il est froid et parfois très machiavélique, il brûle intérieurement de son désir de montrer au monde la véritable liberté. Pour lui; une victoire est une victoire, peu importe les circonstances (son passé lui a appris à toujours affronter ses adversaires dans un environnement qui pouvait l'avantager ou les désavantager). L'honneur n'a plus vraiment de sens pour lui et il ne se bat maintenant plus que pour ses idées. Par ailleurs, il peut paraître plutôt aimable et cache son homosexualité à la plupart des gens - ce qui a créé en lui une certaine perversion mais qui reste légère. Calculateur, vicieux, passionné et parfois miséricordieux; Tobio recèle une personnalité complexe aux multiples aspects parfois contradictoires.
Histoire du personnage:
Dans les rues délabrées du quartier de la Défense, au cœur d'une Paris en ruines, des militaires en uniforme noir et rouge patrouillent. Ils tiennent tous un MAC 29. Une main sur la crosse, collée au poitrail, l'autre sur le milieu du canon, au niveau de l'épaule gauche. Ils sont prêts à tirer au moindre signe de danger. De temps en temps, un VBCI passe, au pas, dans les anciens boulevards. Après la guerre, toute la France était dévastée. Les multiples centrales nucléaires avaient été les cibles privilégiées des forces russes et, une fois privée d'électricité, le pays était rapidement tombé. Les usines d'armement étant fermées, de l'ancien matériel avait été récupéré afin d'assurer la sécurité des restes de la population. Coupée de pays alliés, la France avait sombré dans le chaos politique et elle est désormais un amas de ruines où prospères des maraudeurs, une population indigente et soumise au danger des radiations omniprésentes et un reste de citoyenneté. Les grands quartiers de Paris servaient de siège au nouveau gouvernement ; le Quasar. Ils avaient instaurés une dictature qui privilégiait les bourgeois et bureaucrates, ainsi que les militaires : la populace n'avait jamais droit à un regard autre que méprisant.

C'est donc dans les bâtiments de cet ancien quartier d'affaires que Tobio, un jeune homme d'une vingtaine d'années, suivait quotidiennement - avec d'autres - les cours d'éminents scientifiques du Quasar. Il excellait en physique et en géométrie, sans pour autant faire preuve du même génie en biologie et en médecine. Il était le fils de Charles-Henri Deschannels, un cadre du gouvernement. Celui-ci travaillait au Bureau des mouvements humains de l'ancienne Île-de-France renommée par le nouveau pouvoir l'Enclave. Il s'assurait que les mouvements de population étaient normaux, qu'aucun individu ne se trouvait dans un quartier où il ne devait pas et que la sécurité promise aux bourgeois (d'où le nouveau nom de la région) était bien assurée.
La mère de Tobio, elle, vivait comme à la belle époque. La plupart des femmes riches de la capitale avaient décidé de remettre au goût du jour les salons, aussi parlaient-elles de littérature, de musique, d'opéra... sans avoir la moindre idée de ce dont il s'agissait vraiment. Des précieuses du nouveau monde, en somme.
Le jeune-homme, lui, n'avait pas vraiment conscience de la situation de son pays. Il savait que la guerre avait eu lieu et que la France l'avait perdue, mais presque aucun des habitants des beaux quartiers ne savait l'état de la majeure partie de la population. La misère, la famine, les radiations... tout cela était inconnu. Quelques usines de transformation alimentaire avaient été réhabilitées et des animaux étaient élevés en batterie et nourris à l'aide de cultures hydroponiques. La vie était presque normale à la Défense.
Mais, un jour, ce qui devait arriver arriva. Tobio s'était acoquiné avec quelques trublions de sa classe. Ils voulaient aller « voir le monde ». Puisque le jeune homme avait un accès privilégié aux cartes magnétiques d'ouverture des immenses portes d'acier qui séparaient les quartiers, il avait été rapidement le centre d'intérêt de ce groupement. Au bout de quelques semaines, il était convaincu par ses nouveaux camarades.
Durant une nuit d'été, alors que l'air était encore chaud et que les étoiles brillaient, il se leva. Il posa son pied nu et osseux sur le sol, tressaillant au contact du béton plus froid que l'atmosphère. Il sortit de sa chambre, marchant à pas de loup, et se dirigea vers le bureau de son père. Il savait que la pièce n'était jamais fermée, où se trouvait les cartes et où se trouvait la clé de l'armoire en question. Tout fut fait comme prévu. Il prit une carte où était gravé un ''9'' ; le numéro du secteur où il pouvait accéder. Il s'agissait des Puteaux, une zone bien connue des forces militaires du Quasar pour son caractère prolétaire et peu obéissant.
Il retourna dans sa chambre, s'habilla en toute hâte et sortit rejoindre ses compagnons. En étant discrets, ils réussirent à éviter le regard des gardes et parvinrent à atteindre la porte du secteur 9. Tobio passa la carte magnétique devant le lecteur et une petite porte de service émit un cliquetis indiquant son déverrouillage. Ils entrèrent.


Dans ce quartier, ce groupe de cinq jeunes bourgeois vit la réalité. Ils virent la France telle qu'elle était devenue. Même de nuit, des hommes, des femmes et des enfants vivaient à même le sol. Ils allumaient des feux dans des poubelles afin de s'assurer de la lumière. Au dessus d'un des tonneaux de métal, un énorme rat, sur lequel l'on distinguait un embryon de cinquième patte au niveau d'un flanc, grillait sous l'œil attentif d'un vieillard en manteau de cuir usé. Les bâtiments étaient tous délabrés, les fenêtres étaient en éclat et le béton menaçait de faire s'effondre les édifices en permanence. Pourtant, là, grouillant comme dans une fourmilière, des Hommes vivaient, dormaient, se disputaient... au milieu d'un cauchemar poussiéreux, radioactif et nauséabond. Les jeunes hommes n'osaient pas avancer. Ils observaient, muets, ce mortifère spectacle, n'osant croire ce que leurs yeux leur montraient. Tandis qu'il contemplaient l'Horreur, un homme grêle, filiforme et presque chauve se jeta sur eux, un couteau à la main. Il hurlait et gesticulait sans aucun sens, les traitant de meurtriers, de charogne et d'autres noms bien moins réjouissants. L'agitation retint l'attention des gardes et trois d'entre eux vinrent maintenir l'homme tandis qu'un quatrième l'exécuta sans autre forme de procès.
L'un des militaires les houspilla violemment d'être sortis de leur quartier, arguant le fait que l'action était imprudente et irréfléchie et qu'ils avaient de la chance qu'il ne prévienne pas leurs parents avant de se rendre compte d'une chose ; l'un des jeunes-gens avait été blessé. Tobio, le fils du superviseur des mouvements humains, tenait sa main plaquée sur son œil droit. Du sang et des larmes de douleur mêlés coulaient sur ses joues et il hurlait comme un loup pris dans un piège.
Chacun des jeunes rentra chez lui sur ordre des gardes et Tobio fut conduit en urgence auprès d'un médecin. Les soins adaptés furent prodigués, mais il avait perdu la vue sur cet œil. Il était désormais rouge, sans vraiment de distinction entre iris et pupille, et le contour normalement blanc était rosé.
Faute de place et grâce à l'efficacité des soins, il put sortir dans l'après-midi qui suivit. Cependant, un détail le tracassait : ni sa mère ni son père ne semblaient s'être inquiétés...
Arrivé chez lui, il tomba des nues pour la seconde fois aujourd'hui. La porte de l'appartement où il vivait avait été enfoncée, l'intérieur était mis à sac. Mais le pire restait encore au sol ; là, gisaient les corps criblés de balles de ses deux parents. Malgré la douleur encore bien présente et le temps qu'il avait passé à pleurer, il sentit à nouveau les larmes lui monter aux yeux. Mais celles-ci n'étaient pas naturelles et douloureuses, elles étaient brûlantes, amer et déchirantes. Il avait l'impression que son cœur lui-même était lacéré. Il souffrait. Lorsqu'il vit, sur le lit, une missive du Quasar indiquant que son père aurait laissé des indigents entrer dans le quartier il y a quelques semaines de cela, Tobio hurla. L'on aurait dit qu'il hurlait à la lune tant il était anéanti. Il venait de perdre son œil, sa famille et son logement. En effet, la lettre lui indiquait de quitter les lieux au plus vite.
Gardant sa chemise d'été sur lui, il enfila un manteau de cuir qu'il s'était amusé à retailler afin que les manches paraissent avoir été déchirées. Alors commença pour lui une vie plus dure qu'il aurait imaginé...


Confronté à l'insécurité et aux problèmes quotidiens, il comprit à quel point il avait été privilégié. Passant de secteurs en secteurs, il fréquenta les mendiants et les pègres, les gangs et les esclaves des gangs, les fanatiques et les philosophes... Il apprit à se débrouiller. Lorsqu'il voulut rejoindre un gang, il fut confronté à une épreuve inattendue. Soit il réussissait à se servir de la seule arme qui restait aux voyous, soit il était tué. L'arme en question était un fusil de sniper. Aucune des brutes du gang n'avait réussi à s'en servir convenablement. Tobio avait pris le fusil, s'était posté sur le toit d'un immeuble et avait touché un garde en pleine tête. Le fait d'avoir perdu son œil droit lui avait appris à vivre avec une unique vision et ses cours de physique lui avaient permis de maîtriser le fusil sans trop de problèmes. En somme, c'était la seule chose vraiment importante qu'il avait apprise : tuer ou être tué. Frapper le premier pour ne pas être le premier frappé.
Ce qui le motiva à se rendre à Albian fut la rencontre avec un vieil homme. Il disait s'appeler Gildas. Tobio passa plusieurs jours avec ce vieillard étrange qui se prétendait penseur. Là, il apprit la notion de l'anarchie. Une société sans pouvoir centralisé. Une société qui s'auto-régule, adaptant ses règles en permanence, évoluant au gré du temps et non en fonction du bon vouloir de l'administration. Il voulait expérimenter cela. Il voulait montrer que l'Anarchie pouvait être la solution. Et quoi de mieux pour cela que de rejoindre l'une des dernières villes de l'ancien pays le plus puissant au monde ? Les résistances, là-bas, étaient plutôt réputées... Il n'avait maintenant plus qu'un objectif ; rejoindre Albian et faire tomber la milice. Une fois la preuve faite de la possibilité de se soulever et de gagner, la France dont il était fier pourrait s'affranchir des chaînes du despotisme qui avait tué sa famille et réduisait le peuple de son pays à une situation moyenâgeuse et misérable. Il avait, au cours de ses déplacements au sein de l'Enclave, appris un peu d'astrologie. Afin de ne pas être traçable, il commença donc à utiliser son signe de naissance comme pseudonyme; Le Capricorne. Ainsi se mit-il en route pour Albian, un sourire mauvais aux lèvres.

Pardon pour le background un peu court et pour les éventuelles fautes d'inattention, j'ai écrit ce texte assez tard.

Motivation RP: C.f: histoire du personnage.
Horaires: Euh... les épreuves du bac arrivent, donc très aléatoires. Mais je serai normalement disponible pendant les vacances (horaires à voir; je donne des cours particuliers cet été). Je serai là les dimanches à coup sûr et tous les soirs à partir de 18h00 (sauf cas exceptionnel, je préviendrai au cas par cas). Sinon, je vais essayer d'être aussi présent que possible les jours à venir (mais sans garantie, je préfère donc ne pas donner d'horaires). S'il vous faut un horaire précis pour un évènement précis; prévenez moi, je vous donnerai une disponibilité que je bloquerai.
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